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Décoincés du Crayon

Le vocabulaire visuel Six éléments suffisent. Le reste, c’est de l’assemblage.

Une fresque impressionnante, un sketchnote soigné, un paperboard de formation : tout est fait des mêmes six éléments. Les connaître, c’est savoir quoi travailler, et dans quel ordre.

  • Dessiner
  • 2 octobre 2026
  • 2 min de lecture
Une fresque en trois parties, avec des bannières de titre, des cadres, des pictogrammes et des notes repositionnables

Planche dessinée à la main présentant les six éléments : textes, conteneurs, personnages, flèches, pictogrammes et structures, chacun illustré d’exemples au feutre

1. Les textes

C’est l’élément le plus rentable, et celui qu’on néglige. Un mot bien écrit se lit de loin. Un mot mal écrit oblige tout le monde à plisser les yeux.

  • Écris en lettres bâton, droites et régulières.
  • Trace-toi des lignes de guidage au crayon si besoin.
  • Varie la taille : un titre gros, le reste plus petit. La hiérarchie se voit avant de se lire.

2. Les conteneurs

Un cadre autour d’un mot, et l’idée devient un objet. On peut la désigner, la relier, la déplacer du regard.

Cadres, bulles, nuages, bannières, panneaux : chaque forme donne un statut différent. Le nuage dit « une idée », la bannière dit « un titre », l’éclat dit « attention ». Un conseil pratique : écris le mot avant de tracer le cadre, sinon le mot ne rentre pas.

3. Les personnages

Un rond pour la tête, quelques traits pour le corps. C’est assez pour dire qui fait quoi.

Trois réglages suffisent à leur donner vie : le regard (vers qui il se tourne), l’émotion (deux traits pour les sourcils, un pour la bouche) et le mouvement (les bras, les jambes). Plusieurs personnages côte à côte font un groupe. Le détail est dans l’article Dessiner un personnage en cinq traits.

4. Les flèches

La flèche est la grammaire du visuel. Elle dit la cause, la suite, le retour, l’opposition.

Joue sur l’épaisseur et la taille : une grosse flèche pour le chemin principal, des fines pour les liens secondaires. Une flèche ondulée dit « c’est compliqué », une flèche en pointillés dit « peut-être ».

5. Les pictogrammes

Un pictogramme est un assemblage de formes de base : un rond et un trait font une loupe, un rectangle et un triangle font une maison.

Inutile d’en connaître des centaines. Ce qui compte, c’est d’avoir sous la main ceux de ton métier. L’article Construire sa bibliothèque de pictogrammes explique comment s’y prendre.

6. Les structures

C’est l’organisation de la page entière. Les plus courantes :

  • verticale, en colonnes ;
  • horizontale, en bandes ;
  • circulaire, pour un cycle ;
  • radiale, autour d’une idée centrale. C’est la plus facile pour débuter.

Choisir la structure avant de commencer évite de se retrouver coincé dans un coin de la feuille.

Dans quel ordre les travailler

Les textes d’abord, parce qu’ils améliorent tout. Puis les conteneurs et les flèches : à eux trois, ils suffisent pour une première page utile. Les personnages et les pictogrammes viennent ensuite, pour donner de la vie. Les structures s’affinent avec l’expérience.

Écrit par Nicolas Verdot, facilitateur graphique. Publié le 2 octobre 2026.

Les questions qu’on se pose

En bref.

Quels sont les six éléments du vocabulaire visuel ?

Les textes, les conteneurs, les personnages, les flèches, les pictogrammes et les structures.

Par lequel commencer ?

Par les textes. Une écriture lisible et des titres hiérarchisés améliorent tout de suite n’importe quelle page, avant même le premier dessin.

Faut-il maîtriser les six avant de se lancer ?

Non. Un titre, deux cadres et une flèche suffisent pour une première réunion. Les autres éléments s’ajoutent avec la pratique.

Pour les pratiquer

Six éléments, une demi-journée.

Le bootcamp « Décoince ton crayon » passe les six éléments en revue, feutre en main, en groupe et en ligne.