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Décoincés du Crayon

Pictogrammes de facilitation graphique Trente pictogrammes à toi valent mieux que cinq cents copiés.

Une bibliothèque de pictogrammes ne se télécharge pas : elle se construit, à partir des mots que tu utilises vraiment. Voici comment en bâtir une qui te sert en réunion, en formation et dans tes notes.

  • Pratiquer
  • 2 octobre 2026
  • 2 min de lecture
Douze pictogrammes dessinés à la main : un phare, un palmier, un lever de soleil, une longue-vue, une bombe, un panneau, un orage, une barrière

Pourquoi les banques d’icônes ne suffisent pas

On peut télécharger des centaines de pictogrammes en deux clics. Le problème, c’est qu’on ne les retient pas. En réunion, quand il faut dessiner « budget » en trois secondes, ce n’est pas une banque d’images qui répond : c’est ta main.

Un pictogramme n’est utile que si tu sais le tracer sans réfléchir. Et on ne trace sans réfléchir que ce qu’on a tracé souvent.

Étape 1 : lister tes mots

Prends une feuille et note les trente mots qui reviennent dans ton travail. Pas les mots du dessin : les mots de ton métier.

Par exemple, pour quelqu’un qui anime des réunions : objectif, équipe, idée, décision, délai, budget, client, problème, solution, question, risque, étape.

Si tu es formateur, coach, chef de projet ou enseignant, ta liste sera différente. C’est exactement le but.

Étape 2 : un pictogramme par mot

Pour chaque mot, cherche l’image la plus simple. Puis construis-la avec des formes de base.

  • Idée : un rond, un petit rectangle dessous. Une ampoule.
  • Objectif : trois ronds l’un dans l’autre. Une cible.
  • Délai : un rond, deux traits. Une horloge.
  • Recherche : un rond, un trait en biais. Une loupe.
  • Réussite : un demi-rond sur un pied. Une coupe.
  • Étape : un triangle avec un drapeau. Une montagne.

Douze pictogrammes dessinés à la main, chacun construit avec quelques formes simples

Si un mot résiste, écris-le simplement dans un cadre. Tous les mots n’ont pas besoin d’un dessin.

Étape 3 : simplifier

Reprends chaque pictogramme et enlève un trait. Puis encore un. Arrête-toi quand il n’est plus reconnaissable, et remets le dernier trait.

Tu obtiens la version que tu pourras tracer en trois secondes. Deux astuces lui donnent du relief : varier grand et petit, et ajouter quelques petits traits autour pour l’effet de lumière.

Étape 4 : ranger

Une page par famille : les personnes, le temps, l’argent, les idées, les obstacles. Garde ces pages ensemble, dans un carnet ou un classeur.

Cette planche personnelle est ton aide-mémoire. Avant une réunion importante, tu la relis deux minutes.

Étape 5 : utiliser

Une bibliothèque qu’on n’utilise pas s’oublie. Glisse deux ou trois pictogrammes dans tes notes de chaque jour : un compte rendu, une liste de tâches, un support.

Au bout de quelques semaines, les plus utiles viennent tout seuls. Les autres, tu peux les laisser tomber.

Cet article ferme le chapitre 2. Le suivant fait le pas que beaucoup redoutent : passer du carnet au paperboard.

Écrit par Nicolas Verdot, facilitateur graphique. Publié le 2 octobre 2026.

Les questions qu’on se pose

En bref.

Combien de pictogrammes faut-il connaître ?

Une trentaine suffit pour couvrir la plupart des situations, à condition qu’ils correspondent aux mots de ton métier.

Comment dessiner un pictogramme ?

En assemblant des formes de base : rond, trait, rectangle, triangle. Une ampoule, c’est un rond et un petit rectangle. Une cible, ce sont trois ronds.

Où trouver l’inspiration ?

Dans les panneaux, les applications, les notices. Tous utilisent des pictogrammes simplifiés à l’extrême. Regarde comment ils sont construits, puis refais-les à ta main.

Pour la construire avec d’autres

Une bibliothèque visuelle en une demi-journée.

Pendant le bootcamp, chacun repart avec ses propres pictogrammes, dessinés en groupe et utilisables dès le lendemain.