Ce n’est pas la technique qui manque
Personne n’abandonne parce que les explications étaient mauvaises. Les six éléments tiennent sur une page, et tu les as compris.
On abandonne parce qu’on ne pratique plus. Et on ne pratique plus pour trois raisons très ordinaires.
Raison 1 : la page blanche
Le soir, tu ouvres ton carnet. Et là, il faut choisir : dessiner quoi ? Un personnage ? Une réunion de la semaine ? Un pictogramme ?
Cette décision est le vrai obstacle. Elle demande plus d’énergie que le dessin. Alors on referme le carnet, en se promettant de s’y mettre demain.
Ce qui marche : ne plus décider. Un exercice prévu à l’avance, par un cahier, un programme ou un groupe, supprime la question. Tu t’assois, tu traces.
Raison 2 : on ne voit pas ses progrès
Le progrès en dessin est lent et régulier, donc invisible au jour le jour. Sans repère, on a l’impression de stagner, et on se décourage.
Ce qui marche : garder ses pages et les dater. Comparer la page d’aujourd’hui avec celle d’il y a un mois est la meilleure motivation qui soit.
Raison 3 : on attend d’avoir une heure
On se dit qu’il faut un vrai créneau, au calme, avec tout le matériel. Ce créneau n’arrive jamais.
Ce qui marche : dix minutes, avec un stylo. C’est court, donc ça se glisse entre deux réunions. Et c’est fréquent, donc la main ne se rouille pas.
Ce qui fait vraiment tenir
Trois appuis, à combiner.
- Un support qui décide pour toi. C’est le principe du cahier d’exercices : une page par jour, l’exercice est déjà choisi.
- Un rendez-vous fixe. Toujours au même moment : avec le café, avant d’ouvrir les e-mails, dans le train.
- D’autres personnes. On tient mieux quand quelqu’un attend de voir ta page. Une communauté de pratique donne ce cadre.
Trois façons de pratiquer avec les Décoincés
Chacune répond à une des trois raisons d’arrêter : elle choisit l’exercice à ta place, elle tient en dix minutes, ou elle te donne des gens avec qui dessiner.
- Décoince ton été : une vidéo par jour, dix minutes, neuf semaines de progression. Malgré son nom, il est disponible toute l’année, sans limite de durée. Tu commences quand tu veux.
- Décoince ton Halloween : le programme de saison. Une vidéo de dix minutes par jour pendant quatorze jours, pour dessiner sorcières, citrouilles et monstres, avec des vidéos bonus pour emmener la pratique au travail.
- Le Club VIP : deux sessions d’une heure par mois pour dessiner ensemble, sans jugement ni pression. C’est le rendez-vous fixe qui manque quand on pratique seul.
Et l’usage réel ?
Le meilleur entraînement reste d’utiliser le dessin là où tu en as besoin : tes notes de réunion, un support de formation, un schéma pour expliquer un projet, une carte pour un collègue. Pas besoin d’un paperboard ni d’un public. Une idée posée sur une feuille, c’est déjà de la pratique.
L’article suivant propose une routine concrète : dix minutes par jour.
Écrit par Nicolas Verdot, facilitateur graphique. Publié le 2 octobre 2026.
