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Décoincés du Crayon

Marqueurs de facilitation graphique Trois marqueurs suffisent. Le reste peut attendre.

On croit souvent qu’il faut s’équiper avant de commencer. C’est l’inverse : on commence, puis on s’équipe selon ce qu’on fait vraiment. Voici le strict nécessaire, et l’ordre dans lequel compléter.

  • Animer
  • 2 octobre 2026
  • 2 min de lecture
Une valise de facilitation ouverte, des marqueurs de toutes les couleurs étalés autour

Le strict nécessaire

  • Un marqueur noir. C’est lui qui trace tout : les mots, les cadres, les personnages.
  • Un marqueur gris. Pour les ombres. Une ombre grise sous un cadre lui donne du relief en deux secondes.
  • Une couleur. Pour faire ressortir ce qui compte : un titre, un mot-clé, une flèche.
  • Du papier. Un carnet pour toi, de grandes feuilles pour un groupe.

Avec ça, tu peux tenir des mois.

Ce qui compte dans un marqueur

Trois critères, quand tu voudras t’équiper mieux.

  • La pointe. Une pointe biseautée trace fin sur la tranche et large à plat. Un seul marqueur fait deux épaisseurs.
  • L’encre. Sur papier, une encre à base d’eau ne traverse pas la feuille et ne sent presque rien. C’est important quand on dessine dans une salle fermée.
  • La recharge. Un marqueur rechargeable se remplit au lieu de se jeter. Sur la durée, c’est moins cher et moins de déchets.

Dans quel ordre compléter

  1. Une deuxième couleur, qui va bien avec la première. L’outil Quelles couleurs associer aide à composer un trio.
  2. Un marqueur plus large, pour les titres vus de loin.
  3. Des recharges, quand tu commences à vider tes marqueurs. La page Recharger ses marqueurs t’aide à suivre ton stock d’encres.
  4. Un support mobile, si tu animes dans des salles sans paperboard.

Ce qui peut attendre

  • La mallette complète. Elle a du sens quand tu animes régulièrement, pas avant.
  • Les vingt couleurs. Une palette courte donne des pages plus lisibles.
  • La tablette. Le geste est le même, mais le papier reste plus simple pour apprendre : rien à régler, rien qui tombe en panne.

Mon parti pris

J’utilise le matériel Neuland, dont je suis ambassadeur : les liens du guide du matériel sont des liens partenaires. Ce que j’y recommande est ce que j’utilise.

Mais retiens surtout ceci : le matériel ne décoince personne. Un marqueur neuf ne remplace pas dix minutes de pratique. Commence avec ce que tu as.

Le chapitre suivant quitte les outils pour ce qui fait vraiment la différence devant un groupe : la posture.

Écrit par Nicolas Verdot, facilitateur graphique. Publié le 2 octobre 2026.

Les questions qu’on se pose

En bref.

Quel matériel faut-il pour débuter en facilitation graphique ?

Un marqueur noir, un gris pour les ombres, une couleur pour mettre en avant, et du papier. Un paperboard si tu dessines pour un groupe.

Faut-il des marqueurs spéciaux ?

Pas pour commencer. Ils deviennent utiles quand tu dessines souvent : une pointe biseautée donne des traits fins et épais avec le même marqueur, et les modèles rechargeables durent plus longtemps.

Combien de couleurs faut-il ?

Une seule au début, en plus du noir et du gris. Trop de couleurs brouillent la page. On en ajoute une ou deux quand on sait pourquoi.

Pour choisir en détail

Le guide complet du matériel.

Marqueurs, papier, mallettes : tout le matériel classé par usage, du sketchnote à la capture graphique.