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Décoincés du Crayon

Icebreaker visuel La météo du jour : le groupe dessine avant de parler.

Un soleil, un nuage, un orage : chacun dessine son humeur en trente secondes, puis la commente. C’est l’icebreaker visuel le plus simple, et celui qui met tout de suite le feutre dans la main des participants.

  • Animer
  • 2 octobre 2026
  • 2 min de lecture
Un cercle de chaises autour de cartes illustrées disposées au sol, avant le début d’une séance

À quoi ça sert

Les premières minutes d’une réunion décident du reste. Si seuls deux participants ont parlé au bout d’un quart d’heure, les autres resteront silencieux.

La météo du jour règle ce problème : tout le monde s’exprime dans les cinq premières minutes, y compris les plus discrets. Et tu apprends dans quel état le groupe arrive, avant de commencer à travailler.

Elle a un autre avantage : elle met un feutre dans la main de chacun. Après ça, dessiner pendant la séance ne surprendra plus personne.

Le matériel

  • Une feuille ou une grande note repositionnable par personne.
  • Un feutre par personne.
  • Un mur ou un paperboard pour afficher les dessins.

Le déroulé

  1. Pose la question. « Si ton humeur de ce matin était une météo, ce serait quoi ? »
  2. Montre l’exemple. Dessine la tienne en quelques secondes : un soleil derrière un nuage, par exemple. Volontairement simple.
  3. Trente secondes de dessin. Pas plus : le temps court empêche de vouloir bien faire.
  4. Un tour de parole. Chacun montre son dessin et dit une phrase. Une seule.
  5. Affiche le tout. Les dessins côte à côte donnent la météo du groupe.

Les symboles qui reviennent

Un soleil, un nuage, de la pluie, un orage, un arc-en-ciel, du brouillard, du vent. Sept dessins que tout le monde sait faire.

Tu peux les tracer à l’avance sur une feuille de référence. Ceux qui hésitent n’ont qu’à choisir.

Trois variantes

  • La météo de fin. Refais l’exercice en clôture. Comparer les deux murs montre ce que la séance a changé.
  • La météo du projet. « Quelle est la météo de ce projet, selon toi ? » On parle alors du travail, plus de l’humeur.
  • La version à distance. Chacun dessine sur papier et montre sa feuille à la caméra.

Les pièges à éviter

  • Commenter les dessins. « Joli soleil ! » remet tout le monde en mode évaluation. Remercie, et passe au suivant.
  • Laisser le tour de parole s’étirer. Une phrase par personne. Si quelqu’un a besoin de plus, tu y reviens après.
  • Forcer. Quelqu’un ne veut pas dessiner ? Il peut dire sa météo. L’exercice sert à ouvrir, pas à mettre mal à l’aise.
  • Ignorer un orage. Si une personne annonce une tempête, prends-en acte simplement. Tu sauras qu’il faut y prêter attention pendant la séance.

Et après ?

Laisse les dessins affichés. Ils rappellent au groupe qu’ici on a le droit de tracer. Pour la suite de la séance, un support tracé à l’avance fera gagner du temps : c’est le sujet du article Préparer son paperboard.

Écrit par Nicolas Verdot, facilitateur graphique. Publié le 2 octobre 2026.

Les questions qu’on se pose

En bref.

Qu’est-ce qu’un icebreaker visuel ?

Une courte activité d’ouverture où les participants dessinent ou choisissent une image avant de parler. Le dessin donne un point d’appui à ceux qui n’osent pas prendre la parole.

Combien de temps dure la météo du jour ?

Cinq à dix minutes pour un groupe d’une dizaine de personnes : trente secondes de dessin, puis un tour de parole rapide.

Ça marche à distance ?

Oui. Chacun dessine sur une feuille et la montre à la caméra, ou choisit un symbole météo dans la discussion.

Pour apprendre à animer

Trois jours pour incarner la posture de facilitateur.

La formation en présentiel, à Nice, fait vivre les méthodes de l’intérieur : chaque participant anime une séquence devant les autres.